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Compte-rendu

Compte-rendu de la réunion du Conseil de coopération du 12 décembre 2017

Le Conseil de coopération s'est réuni le 12 décembre 2017 à la Bpi
Présents :
Muriel Amar (Bpi), Emmanuel Aziza (Paris), Julien Barlier (Limoges), Annie Brigant (Bpi), Christine Carrier (Bpi), Marie-Hélène Cazalet (Marseille), Philippe Charrier (Bpi), Thierry Claerr (service du livre et de la lecture, SLL),  Eléonore Clavreul (Bpi), Laurent Delabouglise (Fill), Geneviève de Maupeou (Bpi), Régis Dutremée (Bpi), Chantal Ferreux (ABF), Nicolas Galaud (Bordeaux), Claire Gaudois (Val d’Oise), Gilles Gudin de Vallerin (Montpellier), Lidwine Harivel (Toulouse), Fabrice Menneteau (Val d’Oise), Agnès Marcetteau (ADBGV), Anna Marcuzzi (Strasbourg), Silvère Mercier (Bpi), Anne Morel (SLL), Delphine Quereux-Sbai (Reims), Christian Ryo (Fill), Mathilde Servet (Bpi), André-Pierre Syren (enssib), Sarah Toulouse (Rennes), Isabelle Westell (Grenoble)

 
Excusés :
Anne-Marie Bock (ABD), Emmanuelle Bompoutou (Cergy-Pontoise), Xavier Coutau (ABD), Magali Haettiger (Brest), Dominique Mans (Clermont-Ferrand), Sophie Perrusson (Association RéseauCarel), Sylvie Puechbroussoux (BDP du Cantal), Catherine Schmidt (Troyes), Patricia Rémy (Troyes)

Accueil par Christine Carrier

Tour de table : Eléonore Clavreul est Déléguée à la coopération nationale et internationale suite au départ en retraite d’Annie Dourlent. Isabelle Westeel est directrice des bibliothèques de Grenoble depuis début novembre, Christian Ryo assure la direction générale de la Fill en attendant le recrutement de la personne qui remplacera Chloé Fraisse-Bonnaud.
Christine Carrier présente les actualités de la Bpi.
  • Exposition Echenoz : le principe retenu est celui d’une exposition sur un écrivain en alternance avec exposition plus graphique.Les modalités d’ouverture de l’exposition sont pensées en lien avec le Centre et l’entrée par la chenille permet aux visiteurs du musée de visiter l’exposition de la bibliothèque. L’exposition reçoit 300-400 visiteurs par jour.
  • Projet de rénovation de la bibliothèque : l’architecte retenu est l’agence Canal, dirigée par Patrick Robin. L’agence a reçu le prix Livres Hebdo pour l’aménagement intérieur de la bibliothèque François Mitterrand-Les Capucins de Brest. Annie Brigant qui est chef de projet pour la Bpi présentera les avancées du projet à chaque réunion du conseil de coopération. Plus de plus de 6000 m2 vont être rénovés, en milieu ouvert.
  • Cinémathèque documentaire : C’est un projet porté par les ministres de la culture successifs, autour de la valorisation du film documentaire à Paris et en région. Le dossier a été porté par la SCAM. Le projet s’est monté avec acteurs existants : des lieux déjà engagés en région sur la question (à noter en particulier les bibliothèques de Montpellier, de Reims…) et Images en bibliothèques, la Sacem… Le CNC a fédéré l’ensemble de ces acteurs. Julie Bertuccelli a été nommée, suite à la signature du décret fondateur en novembre 2017 présidente du GIP qui gère le projet. La Bpi est la vitrine de ce GIP avec une programmation de 400 documentaires par an. Le GIP est une petite structure de 3 personnes, installée à la Bpi et dont le directeur est en cours de recrutement.
  • Lyon va rejoindre le conseil de coopération et nous les solliciterons pour une intervention car le 1er janvier 2018 la métropole change de taille.
 

Mathilde Servet : partenariat Cité des Métiers- bibliothèques

Après un rappel rapide de la genèse du projet et de sa mise en œuvre, Mathilde Servet donne les chiffres principaux du bilan, en augmentation constante. Elle présente les perspectives autour de l’essaimage de partenariat de ce type dont le besoin s’est fait sentir après une présentation du partenariat Bpi-Cité des métiers (CdM) à la « spring school 2017» des CdM. Cette présentation a permis de renouveler la vision que ces partenaires avaient des bibliothèques et de faire émerger leurs points communs et leur intérêt mutuel.
Ces rencontres ont abouti à l’organisation d’un séminaire à la Bpi en novembre 2017 qui a mis en présence des bibliothèques et des CdM de différentes régions.
Les principales pistes de travail sont à retrouver dans le support de présentation (colonne de droite) et sur le site Bpi-pro : à noter en particulier le besoin de développer une connaissance plus fine des moyens et des ressources y compris financières, de lever des réticences, de partager davantage les pratiques professionnelles, d’être dans processus d’acculturation (mutualiser les ressources, être dans l’interconnaissance, médiation interne envers les professionnels, aiguillage éclairé).
La piste d’un « séminaire II », en novembre 2018, permettrait de mesurer le travail accompli et les projets en cours. Avant cela, il est prévu un point d’étape en juin 2018 en visio-conférence qui pourrait également être l’occasion de parrainer de nouvelles bibliothèques et de nouvelles CdM. Il est envisagé la tenue d’un évènement national en 2019, qui reste à confirmer.
 
Mathilde invite les membres du Conseil de coopération à participer à ces partenariats et donne l’exemple de Marseille, où l’existant va se développer à travers, notamment, l’organisation d’une journée interprofessionnelle en janvier 2018. C’est également le cas dans le Limousin.
Christine Carrier précise que dans les objectifs liés à la rénovation figure le développement d’ateliers grâce à la multiplication de lieux fermés : ainsi l’accueil de nouveaux ateliers avec la CdM sera facilité.
Delphine Quereux témoigne de l’expérience de Reims et de son espace Emploi/Formation dans la bibliothèque. Des « ateliers-théâtre » seront mis en place pour la confiance en soi, par exemple ; on souligne que les collègues peuvent être en difficulté, car le public est parfois difficile. De plus, il est difficile de juger du succès d’une activité destinée à aider les personnes à retrouver un emploi mais qui, années après années, trouve son public. Dans ce contexte, il est motivant de constater une dynamique nationale.
Plusieurs collègues témoignent qu’il peut être complexe de travailler avec Pôle emploi. Puis différents exemples d’aides à la recherche d’emploi sont donnés : ateliers numériques par exemple, langues, autoformation. L’existence d’une Cité des métiers facilite le contact avec les autres acteurs, qui se multiplient sans qu’il soit très simple d’évaluer le meilleur partenaire, c’est le cas par exemple à Bordeaux. Il semble pertinent à tous de développer ces partenariats en lien avec le service chargé du développement économique, comme c’est le cas à Montpellier ou à Brest.
Gilles Gudin de Vallerin déplore que l’offre semble sous-utilisée.
Isabelle Westell témoigne qu’à Grenoble le fonds documentaire sur l’emploi dans la bibliothèque Kateb Yacine perdure, mais que le nombre d’ateliers a baissé.
Christine Carrier souligne que ce partenariat draine des publics nouveaux à la Bpi.
Mathilde Servet précise que ces ateliers irriguent, par capillarité, d’autres actions portées par la Bpi : ainsi le festival Press Start a souhaité présenter des métiers autour des jeux vidéo. Des liens inédits se créent.
 
Laurent Delabouglise insiste sur le rôle de relais des structures régionales dans la construction de ces partenariats. Eléonore Clavreul confirme que l’ARL -PACA s’est emparée de la question en organisant localement un recensement des actions et une rencontre interprofesionnelle et que cette manière de procéder semble devoir s’appliquer également en (ex-haute) Normandie, en Limousin et essaimera probablement encore.
 
Isabelle Westeel pose la question de la formation des collègues. Mathilde Servet présente alors la mise en place de « journées de sensibilisation » croisées  et l’adhésion des collègues qu’elles ont suscité (dans les deux structures).
 

Retours sur les visites de la « Mission Orsenna » 

Temps d’échange sur les impressions et analyses après ces visites. Christine Carrier se réjouit de la présence du service du livre à cette occasion. Il est précisé que Noël Corbin, l’inspecteur chargé de mettre en œuvre ce tour de France a fait une présentation de ses premiers retours lors de la journée de réunion des conservateurs mis à disposition.
 
Chantal Ferreux indique qu’elle a des retours de collègues en région mais qu’Erik Orsenna n’est pas allé partout et parfois ses déplacements étaient liés à d’autres évènements : sa présence à Strasbourg était-elle liée à sa mission ?
Il est souligné la grande hétérogénéité des rencontres, en particulier en ce qui concerne la taille des bibliothèques. Les rencontres étaient très centrées sur l’ouverture du dimanche alors que la question des horaires est plus large.
Se pose également, de la part des élus, la question des moyens après les 5 ans d’aide de l’Etat dans un contexte où les budgets sont contraints et entraînent souvent une réduction de la masse salariale.
A Chartres, l’appel au bénévolat d’Erik Orsenna a manifestement  « enchanté » les élus… et a entraîné la rédaction d’un courrier à Noël Corbin afin que la réflexion sur cette question puisse avancer et qu’elle ne donne pas lieu à une réponse univoque.
La mission est également passée à Toulouse mais sans Erik Orsenna : c’est Noël Corbin qui a mené la rencontre avec le maire. Les équipes ont été déçues de ne pouvoir rencontrer la mission au complet.
L’ABF a produit un communiqué pour inciter à ouvrir mieux et réfléchir en termes de territoire.
 
Christine Carrier précise que les rencontres étaient surtout destinées aux élus, l’objectif étant de convaincre les maires de l’importance de faire un effort sur le sujet des horaires d’ouverture.
Nicolas Galaud a rencontré début octobre Erik Orsenna puis Noël Corbin. Erik Orsenna a rencontré Alain Juppé et a parlé de Montaigne (sic). Noël Corbin a visité 4 bibliothèques et son approche s’est révélée à la fois technique et documentée.
Au final, ce tour de France à l’intérêt de :
  • faire émerger le sujet des bibliothèques au plus haut sommet de l’Etat (qui semble parfois découvrir cet outil formidable).
  • obtenir de l’argent supplémentaire (8 millions au lieu des 5 demandés par S.Robert) = en tout 88 millions dans la DGD
  • donner de la visibilité aux bibliothèques 
Chantal Ferreux souligne que la pérennité de l’aide se pose néanmoins.
 
Christine Carrier souligne qu’Erik Orsenna utilise sa capacité à mobiliser des élus autour de cette question, même si les réponses restent à affiner.
Le concept de « maisons de services publics culturels de proximité » défendu par la mission peut donner des moyens aux zones rurales mais il faut reconnaître qu’il ne s’agit pas là d’une idée nouvelle.
La Ministre de la culture doit intervenir jeudi 14 décembre au cours de la Conférence nationale des territoires (qui se réunit deux fois par an) pour évoquer la place des bibliothèques dans la territorialisation de la culture : maisons de services publics, dématérialisation des services…
 
 
Thierry Claerr précise que La nuit de la lecture, en janvier 2018, sera l’occasion d’annoncer un « Acte II des bibliothèques ».
Christine Carrier rappelle les inquiétudes qui se manifestent chez les professionnels autour de la question du bénévolat. Thierry Claerr précise que la configuration change selon les territoires et que la bibliothèque peut être au cœur des dispositifs (par exemple la médiathèque-estaminet de Grenay). En fonction des situations, on peut plus ou moins mutualiser et hybrider les structures. Au cas par cas, il sera nécessaire de bien gérer le dialogue social par rapport à ces évolutions. Anna Marcuzzi confirme que les syndicats sont très fermes sur ces sujets qui sont donc potentiellement explosifs. Thierry Claerr se montre rassurant sur le fait que le SLL en est convaincu et qu’il va falloir combiner travail de management et travail financier. La question des moyens sera donc centrale.
 
Christine Carrier souhaite que la DGD serve à financer des emplois pour ouvrir plus/mieux.
Thierry Claerr précise qu’il y a différents types d’emploi en jeu possible : statutaire, étudiant, emploi des jeunes, service civique, associatifs comme les animateurs numériques. Et les différents emplois ne dépendent pas toujours de la même collectivité. La réponse ne peut donc pas être univoque.
Sarah Toulouse rappelle que le projet de loi de finances 2018 plafonne les augmentations du budget de fonctionnement à  + 1, 2% (« pacte financier »), ce qui limite les possibilités, en tout état de cause.
Nicolas Galaud demande de quelle manière il est prévu de dépenser les 8 millions supplémentaires de la DGD.
Delphine Quereux relate que son élu a annoncé un élargissement des horaires devant l’équipe sans concertation préalable. Il y a un décalage entre les discours qui  laisse présager des risques sociaux.
Thierry Claerr détaille le plan d’action ministériel présenté aux CLL : il s’agit de trouver deux bassins de vie par département pour travailler de près et à cette échelle, les horaires (avec BU, élus, BM, BDP), en coordination. Pour l’instant, il a été investi 80 000 euros par établissement en moyenne pour améliorer horaires d’ouverture (par an).
 
Christine Carrier  demande des précisions sur les Assises de la lecture (mars 2018).
Thierry Claerr répond que le rapport d’Erik Orsenna sera présenté dans l’objectif de donner aux élus une boite à outils pour les aider à comprendre pourquoi une bibliothèque coûte cher et toutes ses potentialités.
Christine Carrier  demande où en est la réflexion sur les questions législatives et si on risque de voir se multiplier ce qui s’est passé dans le département des Yvelines (où le département assure des missions politique culturelles non statutaires au détriment de ses missions statutaire de Lecture publique) ?
Thierry Claerr précise que le rapport d’Erik Orsenna rappellera importance des bibliothèques départementales et qu’un travail de sensibilisation des conseils départementaux est mené avec l’ABD. Il renouvelle sa confiance en la restructuration de l’ABD et affirme l’importance des bibliothèques départementales dans le paysage. Il serait souhaitable de rencontrer davantage de bibliothèques départementales dans les différents dispositifs (BNR, premières Pages).
Chacun salue la qualité du rapport de Françoise Legendre  et rappelle les pressions du président du département. Christine Carrier souligne qu’il est courageux de l’avoir rendu public dans ce contexte.
Il serait souhaitable de rencontrer davantage de bibliothèques départementales dans les différents dispositifs (BNR, Premières pages).

 

Travail sur les horaires d’ouverture à Limoges, par Julien Barlier

Le projet a porté sur une extension horaire rapide et en excluant le dimanche. L’idée était d’avoir une ouverture plus significative : atteindre 48h ou 54 heures à moyens constants. L’arrivée de la circulaire a permis d’obtenir une aide de l’Etat (35 000 euros) et de passer de 35 à 48 heures d’ouverture.
Le projet de management consistait à unifier l’équipe autour de ce projet. Un groupe de travail a réuni les représentants de toutes les bibliothèques de quartier. La première étape a été d’installer la confiance avant de s’attaquer à un passif relativement ancien puisque le chantier était envisag depuis 8 ans.
L’axe principal de la réflexion a tourné autour du nombre d’agents nécessaires pour ouvrir et la nécessité de faire baisser ce chiffre : passer de 25 à 20 en réaménageant les postes d’accueil (concrètement les ré-inscriptions ont été « fondues » avec les transactions habituelles).
Il y a 10 000 m2 ouverts au public. Les agents font des plages d’une heure entre 10 et 18 heures du lundi au samedi. Pas plus de prêt mais une dilution des pratiques, des plages plus fluides, plus confortables. Le bilan qualitatif est très positif.
L’analyse des transactions montre qu’il n’y a pas ‘d’attente d’ouverture après 18h, peu d’entrées dans la dernière demi-heure (et surtout des étudiants). La BU voisine a fait des efforts sur ses horaires d’ouverture en même temps.
La prochaine étape sera de passer à  60 heures avec un objectif d’ouvrir de 10h à 20h sur 6 jours (pas le dimanche). Cet objectif permet de garder les effectifs de la bibliothèque à un niveau constant.
Nicolas Galaud souhaite savoir si cela a entraîné une hausse du public et explique qu’à Bordeaux cela n’avait eu aucun effet sur les abonnés ou les prêts mais avait eu pour effet une hausse de + 20 % de fréquentation – majoritairement étudiante.
A Limoges, cela permet de voir les actifs du territoire le midi ou le lundi et les étudiants également. On note davantage de multi fréquentation, la rythmique des visites change un peu. En revanche, la mise en place d’une tarification « hors ville » a entrainé une chute de - 30 % du lectorat mais celui-ci se réinscrit depuis les nouveaux horaires. L’extension des horaires est donc également une réponse à la disgrâce de la tarification pour le public extérieur à la ville.
 
Emmanuel Aziza et Sarah Toulouse demandent comment s’organise le travail commun avec ces horaires. Julien Barlier explique qu’il se fait sur un temps contraint (trois quart d’heure, avant l’ouverture) et qu’il réfléchit à d’autres modalités de travail que des assemblées générales. 
Tout le monde commence à 9 heures ; les agents restent à 12h de service public par personne par semaine. Les cadres se sont mis à faire du service public (4 heures par semaine et 7-8h pour le relieur), Julien Barlier en fait également. Cette équité, la solidarité de l’ensemble fait que même les gardiens veulent faire un peu de service public
Les accueils de groupes, tout comme les travaux, se font pendant les heures d’ouverture.
La question de l’ouverture du dimanche n’est pas en débat actuellement.
La mobilité n’existait pas, mais aujourd’hui, suite aux entretiens d’évaluation, les collègues bougent (équipes volontaires) une fois par semaine dans les antennes de quartier.
L’amplitude de travail est organisée en semaines longues/semaines courtes, un samedi sur deux libéré, toujours deux jours de repos d’affilée.
Entre 17 et 20 personnes sont nécessaires pour ouvrir. Une grande latitude est donnée aux équipes, l’organisation n’est pas très modélisée. Pour mémoire à la Bpi, il y a trois cycles par jour qui mobilisent chacun 12 agents.
La question de la NBI est posée. Julien Barlier explique que la NBI « accueil » est accordée aux volontaires à partir de plus de 50% de temps de travail en service public. Certain agents en font donc 19 h par semaine.
Le débat s’engage sur la question des ressources qu’il est possible de mobiliser sans dégrader le climat social, comment intégrer le bénévolat tout en sécurisant les professionnels, comme dans les bibliothèques rurales, quel relais dans les formations, quel dialogue social, quid du service civique, du monitorat étudiant, des vacataires et des contractuels ?
 
Thierry Claerr signale le dialogue engagé entre le ministère de la culture et celui de l’enseignement supérieur autour des emplois étudiants.
Emmanuel Aziza précise que la ville de Paris s’appuie sur les services civiques pour l’aide aux devoirs, le portage, le rôle social en général, mais que cela n’assure pas de continuité sur le service public.

 

Bilan Eurêkoi, 9 mois après le lancement du service de recommandations, par Silvère Mercier

Retrouvez le support de présentation à télécharger sur cette page, colonne de droite.
 
Le service a été lancé en mars 2017, après la signature d’une convention avec Lorient.
Nouveau slogan (Eurêkoi, Complice de votre curiosité) et refonte du site Internet Eurêkoi.
8000 réponses entre janvier et octobre 2017, réparties quasi équitablement entre fiction et documentaire.
Eurêkoi touche les actifs qui ne vont pas forcément en bibliothèque, la dimension « Service public » est bien perçue (pas d’affiliation commerciale).
Nombre de réponses par partenaires et par mois : 12 en fictions et 9 en documentaires.
Par répondants : 1 question par fiction, et 1, 5 par doc/mois.
Perspectives : négociation d’un partenariat avec le MEN et un réseau de documentalistes.

 

Charte de la lecture publique mise en place  à Toulouse Métropole et bilan un an après, par Ludwine Harivel

Retrouvez le support de présentation ainsi que la Charte à télécharger sur cette page, colonne de droite.
 
La Communauté urbaine date de 2008. Elle n’a pas eu d’impact sur les structures mais une « boutique d’écriture » a été confiée par l’agglomération à une des communes.
Celle-ci a connu des évolutions, un élargissement au fil des années mais sous forme de catalogue d’actions, parachutées sur les communes dans le cadre des « saisons » successives. Cela a permis un déploiement territorial des manifestations toulousaines.
2014 : à l’occasion d’un Contrat Territoire Lecture, un diagnostic de territoire est réalisé autour de l’enjeu d’une prise de compétence Lecture Publique par l’agglomération.
Le territoire comporte 37 communes, 734 944 habitants, 52 bibliothèques dont 21 à Toulouse.
La situation territoriale est contrastée, la structuration très faible, plutôt inégale et offre une importante marge de progression. A l’issue de ce diagnostic, il est décidé de ne pas prendre la compétence Lecture publique, mais ce travail initie une discussion qui aboutit à la mise en place d’ateliers pour les élus et finalement la rédaction de la Charte et son adoption en décembre 2016 par le conseil métropolitain et par une majorité de conseils municipaux.
 
La charte permet de formaliser un engagement sur des enjeux identifiés (circulation des savoirs et création, comprendre, coopérer, innover) et partager une vision de la bibliothèque.
 
Cela s’incarne dans un plan d’action piloté par la métropole (100 000 euros et 2 ETP).

Bilan :

  • les actions sont pilotées ou coordonnées par la métropole, néanmoins un réseau des bibliothécaires se met en place (séminaire sur les fab lab, portail métropolitain inscrit au budget fin décembre 2017, etc.).
  • 4 nouveaux équipements depuis 2014 au sein de pôles culturels et 3 extensions d’équipements dans un dialogue avec les équipes.  
  • Les échanges sont plus fréquents entre élus, et les élus à la culture sont plus outillés pour parler
  • Des discussions ont été initiées dans des communes où il n’y a pas encore de bibliothèque
  • Une dizaine de communes restent en dehors de tout échange 

Perspectives :

2018 : portail ressources numériques (investissement de la Métropole, transfert de charges du budget de fonctionnement de Toulouse, comme à Rennes), projet piloté par le conservateur d’Etat responsable du numérique de la ville de Toulouse.
2019 : carte commune 
Politiquement, on constate une difficile articulation entre le département et la métropole.
Nicolas Galaud témoigne qu’à Bordeaux, le portail commun de la communauté Urbaine est difficile à pérenniser car il repose sur un modèle juridique pas clair, en cours de réécriture pour clarifier les choses (une dizaine de communes bénéficient aussi des ressources du Département). Bordeaux est dans l’expérimentation d’une carte commune et de la circulation des documents + promotion de la gratuité (l’effet de contagion se confirme).
La métropole est un élément facilitateur, il faut être pragmatique !
A Grenoble, on retrouve le même type de situation : un portail numérique (recherche fédérée, carte commune, tarification) est mis en place par la métropole et le département fait une offre de service de portail en même temps ! Le département est Bibliothèque numérique de référence (BNR) et Grenoble en cours de négociation BNR2.
A Montpellier : la Métropole est en charge de la gestion et de l’animation des bibliothèques.
Chantal Ferreux confirme que ce sujet remonte souvent à l’ABF. L’association enquête sur l’éventail des configurations territoriales, et met régulièrement  en ligne des fiches pratiques sur cette question.
A Montpellier, il existe un outil stratégique un peu équivalent à la Charte de Toulouse: c’est le « schéma de mutualisation des bâtiments ».
Pour les petites bibliothèques qui ont peu de moyens et sont isolées, il est très précieux de pouvoir s’appuyer sur un réseau.
 

Des tweets et des likes en bibliothèques, par Muriel Amar

 
La version numérique de l’ouvrage vient de paraître sur Open Books Editions, l’édition papier aux Presses de l’enssib est attendue début 2018.
L’étude a concerné 4 équipements dans lesquels une investigation approfondie a été menée.
3 plateformes ont été retenues (Facebook, Youtube, Twitter) pour étudier les publications des bibliothèques et les réactions du public. L’étude s’appuie également sur des entretiens avec les bibliothécaires et les usagers.
Les propositions méthodologiques ont été faites à partir des indicateurs présents sur les plateformes. L’antériorité de la pratique dans certaines bibliothèques (10 ans - entre 2004 et 2014 - de présence sur les réseaux sociaux des bibliothèques de Brest et de Louise Michel à Paris) apportent une profondeur de champ.
 
La première attente des bibliothèques c’est la conquête des publics : la chasse aux fans dans les grands établissements à un moment m.
Les réseaux sociaux sont des lieux de très forte concurrence, tout le monde veut conquérir ! Le plus efficace est de fédérer les concurrents/conquérants plutôt que tenter de conquérir directement. Ex : utiliser comme ambassadeur le gallicanaute qui utilise Gallica sur son propre compte. C’est un espace de médiation indirect.
Les publications qui ont le plus de succès, ce sont les coulisses des bibliothèques.
Il y aura une valorisation commune de l’ouvrage avec l’enssib au deuxième semestre.

 

Au programme de l'année 2018, par Eléonore Clavreul 

Retour sur les journées d’étude « Biblio 2057 », les contenus vont être mis en ligne.
La formule « BDLC-partenariat » a permis d’associer la Bpi à l’organisation à Frontignan d’une journée d’étude pilotée par LR2L (sur les « Bibliothèques vertes »). La candidature de Limoges sur la place des parents dans la lecture des enfants a retenu l’attention de la Bpi pour 2018. Il est encore possible de postuler.
  • Avec Toulouse : ados et jeunes adultes en bibliothèque (28 et 29 janvier 2018)
  • Avec l'enssib : actualité de la recherche (19 juin 2018)
  • Avec Grenoble : illettrisme à confirmer (13 septembre ? 2018)
  • Avec Strasbourg : les nouveaux enjeux du service public face à la radicalisation (12 novembre 2018)
  • Avec l’ACIM  (16 octobre 2018)
 
Voyage d’études : se déroulera en octobre en Belgique et aux Pays Bas avec halte à Lille, Gand (bibliothèque pour le XXIème siècle, en partenariat très étroit avec un acteur important du numérique), Delf, Amsterdam. Eventuellement, une halte à Bruxelles flamande. Emmanuel Aziza indique la bibliothèque d’Anvers et son travail sur/avec les communautés.
 
Delphine Quereux pose la question des bilans d’étape des convention.
Eléonore Clavreul répond qu'il sera mené sous une forme légère, probablement à l’arrivée de quelqu’un sur le poste de chargé de coopération nationale (septembre 2018).
 
Calendrier des conseils de coopération : éviter le vendredi, préférer début décembre à fin décembre. Le prochain conseil se réunira le mardi 26 juin 2018.
 

Points divers 

L'ABF a rencontré la SCELF au sujet de la taxe des lectures en bibliothèques (heures du conte). Pour mémoire, cela n’est pas à la demande des auteurs.
Le prochain congrès de l’ ABF se tiendra du 7 au 9 juin : « A quoi servent les bibliothèques ? ».
Le dernier numéro de Bibliothèque(s) est consacré à l’illettrisme.
 
 
 
 
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