Les Bibliothèques départementales au bout du confinement

Photographie d'un téléphone avec devant un petit robot qui porte un masque
©BDVO

Laurence Favreau, directrice de la Bibliothèque départementale du Val d’Oise (BDVO) et Emilie Richard, cheffe du service de la Bibliothèque du Calvados, expliquent comment leurs établissements respectifs ont travaillé pour assurer la poursuite de leurs missions de bibliothèques départementales, en particulier l’accompagnement des établissements et des équipes présents sur leur territoire.

Comment vos bibliothèques assurent-elles la continuité de leurs services en cette période de nouveau confinement ?

Laurence Favreau : La BDVO assure la continuité de ses missions et les agents travaillent à maintenir nos différents services.
Pour certaines activités cela suppose bien entendu quelques aménagements pour respecter notamment les consignes sanitaires. En particulier dans le cas des formations, que le conseil départemental a choisi de maintenir, le choix est fait entre former sur place ou à distance les collègues selon ce qui peut être adapté. C’est pareil pour les rendez-vous avec les partenaires qui sont accueillis selon les protocoles en vigueur, ou encore pour les navettes qui continuent de livrer et récupérer les documents sur le réseau.
Pour le reste, l’équipe poursuit son travail de suivi des projets et de réponse aux questions des bibliothèques ainsi que le conseil et l’ingénierie territoriale que l’on peut apporter, a fortiori dans ce contexte si particulier. Les nouvelles acquisitions et la gestion des collections se poursuivent aussi, tout comme les réunions internes ou externes, bref, toute la gestion quotidienne du service (finances, RH, informatique, …)

Emilie Richard : À la Bibliothèque du Calvados, la situation est assez similaire. Nous avons arrêté les échanges et les formations sur place ont été en majorité reportées.
En revanche, nous avons aussi maintenu les navettes pour la livraisons de documents, sur réservations, tout comme les réassorts de collections pour les bibliothèques, avec les navettes mais aussi par un système de drive.Tout ce qui peut se faire à distance pose moins de problèmes à être poursuivi. Aussi, nous continuons d’accompagner les collègues et à leur faire profiter de notre aide en matière d’ingénierie.
Enfin, nous avons ouvert nos ressources numériques à tous les habitants du département pendant la période de fermeture des bibliothèques.

Vos établissements ont-ils développé leur place sur les réseaux sociaux ?

Emilie Richard : Nous avions profité du premier confinement pour créer un groupe Facebook dédié aux professionnels pour le réseau du Calvados. Nous n’avons pas eu d’autres actions dans le domaine depuis.

Laurence Favreau : À la BDVO, en revanche, nous n’avons à ce jour aucun accès aux réseaux sociaux. Cela est dû à la politique de communication du conseil départemental en la matière.

Quelles solutions avez-vous imaginé pour maintenir vos programmations culturelles?

Laurence Favreau : La BDVO n’a pas de programmation culturelle en propre. En revanche, nous avons bien entendu soutenu celle des bibliothèques du territoire au travers de notre dispositif d’appel à projets. Nous leur offrons aussi la possibilité d’emprunter des outils pour les animations qu’elles souhaitent mettre en place. Si certaines bibliothèques ont annulé les emprunts prévus durant ce second confinement, d’autres les ont maintenus pour des animations en distanciel.

Emilie Richard : Dans notre cas, nous avons concentré ou recentré nos actions auprès des collèges. Envisagées au départ, les visioconférences ne se prêtaient pas forcément aux intervenants reçus. 
C’était notamment le cas du partenariat avec le Prix Bayeux Calvados Normandie des reporters de guerre, qui nous occupe chaque fin d’année : s’agissant de sujets souvent difficiles à aborder avec les élèves, il est nécessaire d’avoir une interaction forte que ne permettent pas les visios à distance.

Avez-vous prévu de maintenir un lien personnalisé avec vos usagers ? Par exemple par messagerie, ou par téléphone ?

Emilie Richard : Par mail, par téléphone,… Comme d’habitude, toute l’équipe reste joignable ! Nous avons aussi mis en place un concours photo pour les établissements de notre réseau sur la fin d’année. 

Laurence Favreau : Pour nous aussi, les liens sont quotidiens avec les bibliothécaires du territoire qui peuvent nous contacter par mail, téléphone ou avec la plateforme collaborative Teams.

Quelles autres initiatives avez-vous ou allez-vous mettre en place pour les publics ?

Laurence Favreau : Nous avons surtout enrichi régulièrement le nouveau site internet de la BDVO. Cela nous a permis de fournir notamment des informations pratiques les plus à jour possible, en fonction de l’évolution de la situation, pour nos partenaires.

L’organisation interne de vos bibliothèques a-t-elle évolué par rapport au confinement de mars 2020 ?

Emilie Richard : Absolument. Contrairement au premier confinement, l’équipe alterne entre télétravail et travail en présentiel dans nos locaux. Cela nous permet notamment d’assurer la continuité sur les acquisitions documentaires, ce que nous n’avions pas pu faire pendant la précédente période de fermeture.

Laurence Favreau : À la BDVO aussi, l’utilisation des outils permettant les réunions et/ou les formations à distance se développe. Les personnels ont été équipés d’ordinateurs portables équipés de webcam pour faciliter le télétravail et permettre les réunions d’équipe, même à distance. Davantage d’agents ont d’ailleurs fait les démarches pour être des télétravailleurs réguliers. Cela change quelque peu l’organisation interne et demande des adaptations dans le management qui sont en cours.

Publié le 04/12/2020 - CC BY-SA 4.0

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