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Olga Smirnova, bibliothécaire russe en stage à Paris

Francophile et excellente francophone, Olga a passé un mois en France dans le cadre d’un stage Résidence Culture. En charge des relations internationales à la bibliothèque de littérature étrangère de Moscou, elle s’était donné comme objectif d’en savoir plus sur la formation continue des bibliothécaires.
Olga Smirnova © Bpi


Peux-tu nous présenter la bibliothèque pour laquelle tu travailles et ton rôle au sein de cette structure ?

La bibliothèque de littérature étrangère de Moscou a été créée en 1921 : elle fêtera donc son centenaire dans deux ans. Cette institution a toujours été une fenêtre ouverte sur l’étranger pour toute la Russie. Sa mission principale est de présenter la culture des pays étrangers, en particulier leur littérature. Je travaille dans cette bibliothèque depuis 1998 et je m’occupe des relations internationales.

Quels étaient le contenu et les objectifs de ton stage ?

Je souhaitais découvrir le système de formation continue pour les bibliothécaires en France, car il n’existe pas d’équivalent en Russie. Nous ne bénéficions pas d’un compte personnel de formation. Nous voudrions essayer de créer un système qui réponde aux besoins des bibliothécaires. J’ai pu échanger avec des personnes qui travaillent au ministère de la Culture, à Mediadix, à l’ABF afin de comprendre le contexte général. J’ai également rencontré des professionnels qui s’occupent des questions de formation au sein des bibliothèques, à la BnF et à la Bpi notamment.
 
Que retiendras-tu de cette expérience ?

À mon retour, je vais présenter mon expérience à ma direction car j’ai désormais une image plus claire du paysage de la formation continue des bibliothécaires en France. J’aimerais aussi évoquer les outils de communication interne que j’ai découverts à la Bpi car cela manque dans notre bibliothèque. Parfois, un département ignore les activités du département voisin. Et je parlerai aussi de mon expérience des Résidences Culture car nous voudrions proposer à notre ministère de la Culture de faire de notre bibliothèque un centre de référence en matière d’échanges internationaux et, pourquoi pas, permettre à des professionnels étrangers de venir découvrir notre travail. Quant à moi, je suis déjà venue plusieurs fois en France – à vrai dire, je ne compte plus… Je reviendrai encore avec grand plaisir !

​La bibliothèque de littérature étrangère de Moscou en quelques chiffres :
  • 24 000 m²
  • 230 personnes y travaillent
  • 350 000 visiteurs par an
  • 500 000 000 unités de stockage en 142 langues
  • Sa particularité : elle rassemble 10 centres culturels.
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