0   Comentarios

Des bibliothèques qui n’ont pas froid aux yeux : voyage d'étude au Danemark et en Suède en 2015

Publicado el 
Du 12 au 15 octobre 2015, la Bpi embarquait dans un voyage d’étude au Danemark et en Suède des participants venus de différentes bibliothèques territoriales.
Même si ce choix de destination avait pour origine la toute récente et a priori décoiffante ouverture du Dokk1 à Aarhus, les bibliothèques que nous avons visitées au Danemark (Copenhague, Aarhus, Herning) et en Suède (Malmö) ne relèvent pas toutes – ce qui est rassurant – du même modèle ni de la même philosophie professionnelle. Mais toutes ont en commun une belle capacité à expérimenter, à oser, à s’adapter, à trouver de nouveaux points d’accroche avec leurs publics et leur environnement.Bref, des bibliothèques qui n’ont pas froid aux yeux ! Et qui nous invitent à nous départir de tout filet de protection et de toute frilosité professionnelle.Certes, il s’agit de collectivités qui ont souvent des moyens bien plus élevés que les nôtres, avec une qualité d’architecture, de design et de technologies d’un niveau exceptionnel, et qui bénéficient, du moins au Danemark, de systèmes centralisés d’acquisition et de traitement des documents permettant un gain de temps considérable pour d’autres missions.

Certes, nous avons été parfois décontenancés par des options ou des modes de fonctionnement difficilement transposables en France : peu de bibliothécaires présents dans les espaces, voire aucun à certains horaires ( !) ; des services d’état-civil intégrés dans un équipement culturel le Dokk1 s’avérant tellement grand et tellement multi-usages qu’il semble en oublier parfois d’être encore une bibliothèque… ; des équipes travaillant en open space quasi-total ; des ateliers créatifs et des services s’aventurant dans des domaines que nous n’aurions jamais eu l’idée d’explorer.Mais que de belles surprises à tous les étages, que d’innovations et de pratiques astucieuses.Polyvalence et modularité des espaces, cafés parfaitement insérés dans le tissu bibliothèque, dispositifs d’accueil et d’information résolument tournés vers l’usager, signalétique dynamique, ouverture sur toutes les expressions artistiques comme sur toutes les catégories de publics – de tous âges et de toutes origines sociales, partenariats multiples et évolutifs, transversalités réussies,…   

Il faut se plonger dans le détail de chacune de ces bibliothèques hautement inspirantes pour en mesurer toute l’inventivité joyeuse, loin des brumes d’Hamlet et de l’austérité de Kierkegaard. Ma préférence revenant peut-être à la bibliothèque de Herning, par son effort impressionnant lui ayant permis de recentrer son activité autour de la médiation et de la valorisation, tout en conservant une offre de collections importante. Ah, tiens, voilà qui me fait penser à quelque chose…