Secouer la cendre dans les olives. Une lecture socio-politique de Manchette

​Les années 1970 voient naître un renouveau dans le roman policier français à travers le « néo-polar », dont l’un des précurseurs est Jean-Patrick Manchette (1942-1995). Cette étude présente une analyse diachronique de l’évolution du genre mise en parallèle avec la trajectoire de l’écrivain.
Noir
CC-BY-NC-SA Segle
Manchette, écrivain au profil atypique, propose une littérature engagée, intelligente, et même souvent drôle, sous forme de critique sociale et politique. Avec lui, le polar se politise et s’historicise, incitant le lecteur à la réflexion. Manchette théorise alors ce qu’il appelle le « néo-polar » comme une version dégradée du roman policier qui aurait, selon lui, a atteint sa finalité. Une expression qui va souvent être détournée par les journalistes et les lecteurs pour prendre un sens positif, et définir le renouveau du roman policier.
Le polar se généralise dans les années 1980, avec de nouveaux auteurs dont l’écriture innovante, critiquant notamment les mœurs policières, laisse place à une grande violence. Peu à peu, écrivains, cinéastes et éditeurs, contribuent à l’acceptation de ce genre, par le grand public mais aussi par la frange intellectuelle du lectorat français. Le polar finit par s’imposer dans les années 1990, pour devenir aujourd’hui un genre particulièrement reconnu et apprécié du lectorat français. 
 

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