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Le service Webmagazine de la Bpi au temps de l'épidémie de Covid-19

Nathalie Nosny répond à quatre questions sur l'organisation mise en place dans son service depuis le début du confinement.
montage montrant les logos des deux services du webmagazine Eurêkoi et Balises
© Bpi


Peux-tu nous décrire la structure dans laquelle tu travailles? 

Je travaille à la Bpi, bibliothèque nationale de lecture publique, dont les missions sont axées sur l'accès libre à la connaissance, par le prisme de l'actualité et de l'encyclopédisme.
Cette bibliothèque accueille à Paris, au Centre Pompidou, environ 5000 lecteurs par jour, mais ne propose pas de prêt. 250 agents lui permettent de fonctionner dont environ 150 appartiennent à la filière des bibliothèques.

Actuellement, quelles sont les urgences organisationnelles et humaines auxquelles tu dois répondre ?

Tout d'abord s'assurer que tous les collègues ont un équipement adapté pour télétravailler : ordinateur mis à jour, connexion internet. S'assurer qu'ils puissent ensuite avoir accès aux outils et ressources dont ils ont besoin, en collaborant avec le service informatique. Il faut ensuite savoir si les agents ont un espace de travail et de la disponibilité : pour les agents qui ont des enfants encore jeunes, le télétravail est très compliqué et la charge doit être moins forte, les horaires plus souples.
Chacun étant séparé, il faut aussi arriver à recréer du lien entre les équipes pour qu'elles collaborent de manière harmonieuse en continuant de s'appuyer les uns sur les autres, de faire jouer les complémentarité et de faire circuler l'information. Tout ce suivi humain et technique demande beaucoup de disponibilité et de temps d'accompagnement.

Quelle communication avez-vous adoptée pour le public et quels services proposez-vous actuellement ? 

Mon service proposant des services à distance, toutes ses activités sont maintenues, mais légèrement modifiées.

Pour Eurêkoi, une partie des partenaires reste disponible pour rendre le service, tandis que d'autres sont complètement fermés. Toutes les ressources que nous conseillons d'habitude aux internautes ne sont pas non plus disponibles puisque les bibliothèques sont fermées. Nous nous adaptons donc en proposant en priorité des ressources librement accessibles et, dans un deuxième temps, d'autres ressources que les usagers pourront découvrir à la fin du confinement. Nous avons également mis en place un document partagé recensant par type de ressources, toutes les ressources libres auxquelles nous pouvons renvoyer selon les besoins.
Une mention a été ajoutée sur le site Eurêkoi et sur l'application pour signaler que le service est maintenu, quoique ralenti par les circonstances. La page Facebook continue également de publier des informations et les attachées de presse du service ont obtenu quelques articles dans les médias.

Pour Balises, nous continuons également de publier les contenus prévus, même si les manifestations culturelles auxquels ils se rattachaient sont annulées. Nous avons également décidé de faire une entorse à notre ligne éditoriale pour proposer un dossier autour de la culture en ligne avec des sélections sur le théâtre à distance, les conférences à distance, les livres numériques etc. Le site de la Bpi fait régulièrement remonter ces publications qui sont également diffusées sur les réseaux sociaux de la Bpi et sur la Une de Balises. Une newsletter spécifique Balises a été également envoyée en tout début de semaine.

Quels aménagements ont été nécessaires ?

Pour accorder nos rythmes de travail, chacun complète son agenda en fonction de ses disponibilités. Nous organisons des points régulièrement à deux ou à plusieurs, par téléphone ou par vidéo conférence.

As-tu un conseil à partager avec les collègues bibliothécaires en ces temps particuliers  ?

C'est important de se donner au moins un rendez-vous collectif par semaine, par chat ou en vidéo : cela permet de se sentir moins isolé, d'être remotivé sur les mêmes objectifs. Il faut rester très disponible aux autres et ne pas hésiter à prendre des nouvelles régulièrement des collègues et surtout transmettre les informations le plus souvent possible à tout le monde pour que tout le monde soit au même niveau.
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