Cet événement, co-organisé par la Bibliothèque publique d’information (Bpi) et l’École Nationale Supérieure des Sciences de l’Information et des Bibliothèques (Enssib) s’est déroulé mardi 25 avril 2017 dans la Petite salle du Centre Pompidou.
Programme
9h15-9h45 : Accueil-café.
9h45-10h : Ouverture.
Yves Alix, directeur de l’Enssib (ou son représentant).
Christine Carrier, directrice de la Bibliothèque publique d’information (ou son représentant).
10h-11h : Présentation de l’ouvrage Les bibliothèques et la transition numérique.
Agnès Vigué-Camus, Bibliothèque publique d’information.
Pascal Plantard, Université Rennes 2.
Annie Dourlent, Bibliothèque publique d’information.
Gildas Carillo, Médiathèque Philéas Fogg de Saint-Aubin du Pavail.
11h-11h40 : Combattre l’illettrisme en lecture publique.
Cela fait près de quarante ans que la notion d’illettrisme a émergé en tant que problème de notre société, et pourtant nombre de bibliothèques publiques ont encore du mal à se positionner face à ce phénomène et à s’y confronter. Les raisons sont multiples : obstacles intrinsèques, difficulté à repérer les personnes en situation d’illettrisme, différenciation territoriale, réflexion obligatoire sur les moyens à mettre en œuvre, défaut de formation… Cette étude se veut une réponse à l’ensemble de ces questions. Elle allie à la fois la théorie et la pratique pour offrir une somme conséquente sur le thème de l’illettrisme en bibliothèque, mais elle vise aussi et surtout à fournir un vade-mecum, un document de référence aux bibliothécaires, pour qu’ils puissent s’emparer de ces problématiques de manière plus naturelle, plus immédiate, plus systématique. Sans cela, la lutte contre l’illettrisme ne saurait devenir un volet fondamental de l’action de tout équipement de lecture publique.
Philippe Munsch, élève conservateur DCB25, Enssib.
11h40-12h30 : Etude sur la présence des bibliothèques de lecture publique sur les réseaux sociaux numériques.
Première présentation de l’étude menée en 2016 pour la Bpi et le service Livre et Lecture (Ministère de la culture) : étude qualitative conduite auprès de quatre médiathèques (Brest, Louise-Michel à Paris, Metz, Quimperlé). La présentation se focalisera sur l’articulation entre le discours institutionnel et la liberté de ton pratiquée sur les réseaux sociaux, permettant d’approcher les modalités de construction de l’image de la bibliothèque sur et par les trois plateformes retenues pour l’étude (Facebook, Twitter, YouTube).
Marie-Françoise Audouard, consultante associée du cabinet Axiales.
Mathilde Rimaud, consultante associée du cabinet Axiales.
Louis Wiart, chercheur post-doctorant, membre associé du LabSic (Laboratoire des sciences de l’information et de la communication – Université Paris 13).
12h30 : Déjeuner.
14h-14h50 : Analyse des logs de consultation d’Internet en accès libre à la Bpi : qu’apporte le Big Data ?
Si l’accès à Internet en bibliothèque s’est banalisé ces quinze dernières années, il reste souvent bridé, accessible sous conditions ou avec limitation. A la faveur d’un renouvellement de son offre, la Bpi a cherché à connaître les usages développés à partir de son parc d’une centaine de postes connectés au web. Avec plus de 20 000 réservations mensuelles et 1,8 millions de logs de connexion par jour, la Bpi entrait, sans le savoir, dans le Big Data. Retour d’expérience d’un partenariat de recherche avec l’équipe de Dana Diminescu à Télécom ParisTech.
Muriel Amar, Bibliothèque publique d’information.
14h50-15h30 : Les archives des écrivains, leur place en bibliothèque.
Les archives des écrivains (brouillons, manuscrits, correspondances, objets…) sont des objets culturels singuliers et quelque peu méconnus ; en vertu de leur patrimonialisation, ils s’acheminent pour partie vers les archives, les musées et maisons d’écrivains, et les bibliothèques. Quelle cartographie peut-on dessiner du paysage des archives d’écrivains en bibliothèque ? Comment traiter, rendre accessible et visible ce matériau documentaire ? Quel rôle les bibliothèques jouent-elles dans la transmission de ce patrimoine littéraire ?
Juliette Pinçon, élève conservatrice DCB25, Enssib.
15h30-16h15 : Cuisine et bibliothèque.
Alors que la place des bibliothèques est interrogée dans notre société, voire remise en question par le numérique, les bibliothèques tentent d’améliorer l’expérience sensible de l’utilisateur. Au regard de l’appétit constant des Français pour la cuisine, introduire quelques gourmandises en bibliothèque permet de changer leur image auprès des populations, d’élargir leur public et de créer des liens conviviaux propres à améliorer le vivre ensemble.
Anne-Sophie Lambert, élève conservatrice DCB25, Enssib.
16h15 : Conclusion.
Christophe Evans, Bibliothèque publique d’information.
André-Pierre Syren, Enssib.
Publié le 10/03/2017
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