Les États généraux du film documentaire 2014

La 26ème édition des États généraux du film documentaire s’est déroulée du 17 au 23 août, à Lussas (Ardèche). Malgré une baisse de budget, le festival a conservé son effervescence, sa fréquentation, sa programmation de films d’auteur, ses rencontres et sa convivialité.

La section Route du doc était consacrée aux Pays-Bas, Histoire de doc à l’Italie, Fragment d'une œuvre à Eric M. Nilsson (Suède) et à  Sándor Sára (Hongrie), la Journée Sacem à une rencontre avec Martin Wheeler, compositeur anglais ayant beaucoup travaillé pour le cinéma (avec un atelier sur deux séances), la Journée SCAM à une sélection de quelques films réalisés avec l’aide de la bourse « Brouillon d’un rêve ».
 
A noter : une sélection de films proposés par le festival est issue de deux programmes : Africadoc et Eurasiadoc / Tënk

Lussas
 

Africadoc

Africadoc est aussi un réseau panafricain du documentaire porté par de jeunes professionnels (auteurs et producteurs) et leur désir de création. Des associations créées dans différents pays de l’Afrique francophone structurent ce réseau et permettent de relayer l’action du programme Africadoc localement, ainsi que d’ancrer durablement le tissu professionnel développé au fil du temps.
 

Eurasiadoc, Section Tënk 

Lancé suite à l’appel à proposition 2010 d’EuropeAid de la Commission Européenne et soutenu également par la région Rhône Alpes, Eurasiadoc a pour objectif de créer un réseau international de formation au film documentaire de création en Russie, Asie centrale et Caucase.
 
Cette année voit la création aux Etats généraux de « Tënk », nouvelle section destinée à montrer les films Eurasiadoc. « Tënk » signifie en Wolof « résume-moi ta pensée ». Voici un extrait du texte de présentation de cette section écrit par Jean-Marie Barbe, fondateur du festival : « Un réseau international de documentaristes s’esquisse. Cette sélection des films les plus remarquables présentés à un Tënk est donc un tournant, elle boucle l’action volontariste qui consistait à présenter depuis une douzaine d’années les films d’auteurs africains. J’ai toujours pensé que si nous réussissions à accélérer la formation d’un tissu d’auteurs et producteurs, nous pourrions étendre ce type d’actions à d’autres pays, d’autres populations qui ne sont pas ou trop peu représentées par le cinéma documentaire. 

C’est désormais le cas : Doc Monde et son réseau de formateurs et de compagnons de route organise en 2014 des résidences d’écriture et des rencontres Tënk dans le Caucase, en Asie Centrale, en Sibérie, dans la Caraïbe francophone, en Nouvelle Calédonie, dans l’Océan Indien, en Afrique subsaharienne francophone et en Europe francophone, et compte bien dans les cinq ans l’étendre à six autres zones géographiques. »