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Compte-rendu

Compte-rendu du Conseil de coopération du 13 décembre 2016

Le Conseil de coopération s'est réuni le 13 décembre 2016 à la Bpi. 
Présents :
Arlette Alliguié (Bpi), Marine Bedel (Rennes), Emmanuelle Bompoutou (Cergy-Pontoise), Yoann Bourion (Bordeaux), Annie Brigant (Grenoble), Christine Carrier (Bpi), Marie-Hélène Cazalet (Marseille), Thierry Claerr  (service du livre et de la lecture),  Eléonore Clavreul (Bpi), Geneviève de Maupeou (Bpi),  Laurent Delabouglise (Fill), Annie Dourlent (Bpi), Régis Dutremée (Bpi), Christophe Evans (Bpi), Chantal Ferreux (ABF), Chloé Fraisse-Bonnaud (Fill), Claire Gaudois (Val d’Oise), Nelly Guillaume (Bpi), Lidwine Harivel (Toulouse), Dominique Mans (Clermont-Ferrand), Stéphanie Meissonnier (CNL), Silvère Mercier (Bpi), Marc Meschberger (Strasbourg),  Sandrine Pantaleao (ADBDP), Cécile Queffelec (Service du livre et de la lecture), Delphine Quereux-Sbai (Reims et ADBGV), Patricia Rémy (Troyes), Mathilde Servet (Bpi), Catherine Schmit (Troyes), André-Pierre Syren (enssib),Jean-Claude Utard (Paris).
Excusés :
Julien Barlier (Limoges), Sylvie Puechbroussoux (BDP du Cantal), Gilles Gudin de Vallerin (Montpellier), Magali Haettiger (Brest), Sophie Perrusson (Association RéseauCarel).
 
 

 
Mot de bienvenue par Christine Carrier, tour de table, présentation des nouveaux arrivants au Conseil de coopération (nouveaux directeurs ou nouveaux représentants)

 

Nuit de la lecture, 14 janvier 2017, 1ère édition par Thierry Claerr

Malgré des délais très courts, la mobilisation des bibliothèques est nécessaire  et à ce titre, l’action des associations (ADBGV, ADBDP, ABF, etc.) a été efficace. Cet appel à projet sera reconduit pour une nouvelle session permettant à des évènements déjà prévus indépendamment de faire partie de la « Nuit de la lecture ». L’objectif est de montrer la présence des bibliothèques, d’affirmer leur rôle dans la période post-attentat. La nouvelle bibliothèque de Caen sera inaugurée ce jour-là. Ce n’est pas une nuit blanche, il n’y a pas forcément d’horaires exceptionnels à mettre en place. C’est sur cette première édition que va se construire l’image de cet événement. Thierry Claerr invite toutes les bibliothèques à participer et distribue des supports de communication.
Christine Carrier souligne qu’il s’agit d’un événement important dans cette période pré-électorale pour favoriser la visibilité des bibliothèques.
Annie Dourlent attire l’attention sur les chiffres relatifs au réseau de lecture publique en France : le nombre de 16300 points d’accès aux livres et à la lecture est un peu trompeur puisqu’il inclut des « points lecture ». Thierry Claerr confirme en effet que l’aspect dense de la couverture n’implique pas une égalité sur l’ensemble du territoire (cf. les horaires d’ouverture et la répartition des bibliothèques sur un territoire, par exemple).
Claire Gaudois souligne cependant que l’on trouve souvent, dans de petites bibliothèques, des médiations dynamiques et originales menées par les bénévoles, qui sont à soutenir  même si elles ont des difficultés à correspondre aux critères déterminés par les institutions.
 

Journées d’étude : présentation par Eléonore Clavreul

Les journées du cycle Bibliothèques dans la cité :


La bibliothèque, levier d’une dynamique sociale ? (partenariat ABF-Bpi), le 24 janvier 2017 
En cours avec Brest, Nantes et Livre et lecture en Bretagne une journée sur la place faite aux migrants en bibliothèque, le 8 juin 2017
En cours avec Grenoble une journée sur l’illettrisme, le jeudi 21 septembre 2017 (à confirmer)

Les journées annuelles :


En partenariat avec l’enssib « actualité de la recherche en sciences de l’information », le 25 avril 2017
Journée d’étude de Réseau Carel « Image et son » le 16 mai 2017


Mais aussi :


Reconduction de la journée Handicap et numérique (en partenariat avec le service du livre, Montpellier et l’ABF) qui devait avoir lieu le 13 octobre 2016 et qui avait dû être annulée. Elle aura lieu le 30 mars 2017.
Cinéma documentaire, le 30 mai 2017
40 ans de lecture publique : Christine Carrier présente les 2 journées (qui se tiendront à l’automne, sans doute en octobre) construites autour du souhait de proposer un regard critique et constructif pour fêter cet anniversaire (ateliers et interventions en plénière sont prévus).La 2ème journée sur les mesures d’impact des bibliothèques (qui fait suite à celle co-organisée avec l’AFNOR et l’enssib en 2016) n’aura lieu qu’en 2018 pour correspondre au timing de l’enquête nationale sur cette question pilotée par l’Abf
Le programme est régulièrement mis à jour sur le site pour les professionnels : http://pro.bpi.fr/debats-et-journees-detude/programme-previsionnel-des-journees-detude---1er-semestre-2017
 
Annie Dourlent rappelle que les journées d’étude du cycle « Bibliothèques dans la cité » sont construites en partenariat, à partir des besoins des partenaires (bibliothèques membres du conseil de coopération, associations professionnelles, SRL) et qu’elles peuvent être l’occasion d’associer d’autres bibliothèques ou d’autres structures.
 

Pistes 2018 :

Avec Toulouse : les adolescents
Avec Strasbourg : bibliothèques citoyennes
Avec Rennes : bibliothèques de rue 
Annie Dourlent fait remarquer que le cycle BDLC est saturé et qu’il devient nécessaire de réfléchir à une nouvelle articulation entre le cycle porté par la Bpi et les journées portées par d’autres bibliothèques qui s’inscrivent également dans ce thème. Marine Bedel confirme qu’une réflexion sur d’autres formes de  partenariat  est souhaitable car la Bpi est attendue sous d’autres aspects que la construction de journées d’étude : visibilité et échelle d’action en particulier.
Christine Carrier souligne qu’il existe peut-être un transfert des formations vers les journées d’études, ce qui soulève le problème de la saturation des espaces. Cela implique de multiplier les formes et confirme l’idée d’une Bpi ressource, capable de renvoyer sur d’autres événements que les siens propres. Cela incite à travailler sur la complémentarité des programmes.

 
Tour de table sur les sujets traités/à traiter lors de journées d’étude:

Le 6 mars 2017  à Villetaneuse, journée sur l’illettrisme, commission illettrisme ABF (nouvelle commission mise en place)
Dans le Val d’Oise : la fracture numérique pour publics en difficulté (numérique/langue..), quelle place pour les bibliothèques ? (date à confirmer)
Cette année un mémoire de l’enssib  porte sur « combattre l’illettrisme »
Colloque Ecoter : rôle des bibliothèques dans les politiques de la ville, en mars 2017
30 janvier au conseil départemental du Val d’Oise : l’environnement juridique des Bdp, quelle compétence obligatoire de lecture publique, comment la repenser ? 
Patricia Rémy souligne le besoin d’appui et de réflexion partagée dans le cadre des recompositions des territoires. Laurent Delabouglise rappelle qu’il y a une étude en cours à la Fill sur l’intercommunalité (avec la Normandie comme terrain d’expérimentation[1]) qui sera présentée lors d’une journée d’étude en 2017 (date non fixée) et que cela peut être une occasion de faire converger les expériences sur ces terrains mouvants (les premiers résultats avaient été communiqués lors de la précédente réunion du conseil de coopération).
Catherine Schmit remarque que ces nouvelles géographies  vont faire émerger de nouvelles formes de coopération et que le public risque de ne pas s’y retrouver si on n’y prend garde.
Chantal Ferreux présente le groupe de travail ABF sur la réforme territoriale : des fiches pratiques sont publiées sur le blog, avec des détails juridiques, détails de transfert, etc. pour aider les bibliothécaires à se situer et à défendre  leur projet auprès des élus.

 
Le sujet est à creuser collectivement, peut-être au sein d’une journée d’étude. Il est à noter que c’est également une préoccupation de l’Observatoire de la lecture publique (OLP).
Marine Bedel annonce une journée d’étude sur l’évaluation et la restitution des recompositions territoriales à Nantes par l’ADBGV en octobre 2017.
 
La Bpi tiendra également un stand pendant les journées du congrès de l’ABF.

 
Partenariat Bpi avec la Cité des métiers : Mathilde Servet

 
Présentation du service savoirs pratiques (au sein du Département Vivre) et des publics en prise avec la recherche d’emploi. Pour monter le projet, la Bpi a réalisé un travail conséquent de benchmarking puis est entrée en contact avec la Cité des Métiers. Celle-ci s’est montrée intéressée par la complémentarité des services proposés dans les deux établissements ainsi que par le large vivier de publics de la Bpi. La Cité des métiers, quant à elle, offre de nombreux atouts pour la Bpi: elle fédère en effet plus de 100 partenaires de l’emploi, de l’orientation, de la formation professionnelle et de la création d’entreprise qui sont ses domaines d’expertise. Elle est par ailleurs à la tête d’un réseau national et international de Cités des métiers. Elle est organisée en cinq pôles thématiques : changer votre vie professionnelle, créer votre activité, trouver un emploi, choisir votre orientation, organiser votre parcours professionnel et de formation. Des partenaires permanents (premier cercle) conseillent le public sur les pôles, animent des ateliers, tandis que d’autres partenaires (deuxième cercle) interviennent ponctuellement. Les différentes formes d’actions proposées par les partenaires sont toutes gratuites.
 
Un protocole d’accord a été signé en juillet 2016 entre la Bpi et la Cité des métiers. La Bpi est désormais Centre associé de la Cité des métiers à titre expérimental puisqu’il s’agit du premier centre associé présent dans une bibliothèque. A ce titre, la Bpi a mis en place un programme d’ateliers autour de l'emploi et de la vie professionnelle. L’accès à ces ateliers est, par principe, anonyme et gratuit. Afin d’orienter et d’informer les publics, de nombreux collègues bibliothécaires ont participé à une journée de sensibilisation à la Cité des métiers.
La Cité des métiers pense que les bibliothèques pourraient constituer des structures particulièrement adaptées pour nouer des partenariats avec les Cités de métiers. Pour la Bpi, ces ateliers répondent à une demande des usagers et à un besoin d’accompagnement autour des collections liées à l’emploi et à la vie professionnelle.
 
Après avoir présenté rapidement le bilan de ce partenariat et donné des précisions pratiques sur son fonctionnement (communication, inscription, ...), Mathilde Servet invite les membres du conseil de coopération à prendre contact avec la Cité des métiers (sylvie.sesma@universcience.fr) afin d’envisager les partenariats possibles avec d’autres bibliothèques. La Cité des métiers de Paris pourrait servir de relais entre les bibliothèques intéressées et le réseau des Cité des métiers.
 
Thierry Claerr souligne la renaissance de la bibliothèque des sciences et de l’industrie après l’incendie de 2016. Christine Carrier fait remarquer que ce partenariat donne une coloration sociale très forte aux actions de la Bpi. Patricia Rémy expose de son côté la nécessaire sensibilisation et formation des personnels aux partenariats, ainsi que le besoin d’aide à l’exploitation des ressources numériques. Delphine Quereux confirme que les équipes peuvent être en difficulté car les publics sont de plus en plus démunis  (par exemple la demande n’est plus un accompagnement à la rédaction de CV mais de rédaction complète). Emmanuelle Bompoutou précise qu’il est nécessaire de clarifier les missions des bibliothécaires et de les accompagner dans cette mission et c’est pourquoi les partenariats sont indispensables. Ludwine Harivel souligne cependant que sur ce champ-là les partenaires sont en voie de fragilisation. Marc Meschberger relate qu’à Strasbourg, Pôle Emploi renvoie les gens vers la bibliothèque ce qui met parfois les équipes en difficulté.
 
Annie Dourlent évoque la possibilité d’un séminaire avec la Cité des métiers pour explorer l’articulation entre les structures, ce qui suscite un intérêt net des membres du conseil.
Mathilde Servet pourra d’ici là transmettre des informations supplémentaires.
mathilde.servet@bpi.fr
Le support de présentation est aussi disponible en annexe à ce compte rendu (colonne de droite de la page).

 
Les yeux doc : Arlette Alliguié

Le lancement effectif des Yeux doc date d’octobre 2016. Le projet a été très dense, notamment sur les aspects informatiques, mais le partenariat avec Arte fonctionne bien.
Une campagne de communication importante a été doublée de déplacements sur le terrain pour présenter la plateforme, déplacements qu’il est tout à fait possible de dupliquer.
14 bibliothèques ont signé aujourd’hui, dont une BU, toutes ont retenu l’option « tout usage ». Il faudrait en avoir 50/100 pour atteindre un équilibre économique.
Il y avait 150 films à l’ouverture et deux ou trois sont ajoutés chaque semaine, ce qui correspond au rythme des négociations de droits et de la numérisation.
Pour répondre aux questions posées lors de la précédente question du conseil de coopération, il est précisé que :
l’assiette pour le calcul du coût prend en compte l’ensemble des inscrits de la bibliothèque, enfants compris.
En cas de gestionnaire d’abonnements, Arte entre en contact avec le gestionnaire pour trouver la solution adaptée. 
Christine Carrier évoque le projet porté par la Ministre de « cinémathèque du documentaire », qui comprendrait un lieu de diffusion régulière à Paris (la Bpi) et des lieux en région, dans un réseau d’associations et d’établissements pour une mise en valeur sur le territoire du cinéma documentaire. Votre interlocuteur à la Bpi : Arlette Alliguié
 

Eurêkoi : Silvère Mercier

Présentation de l’extension du service réponse à distance par un service de recommandations pour la fiction et des supports de communication réalisés par une agence de communication. Echanges au sujet des slogans proposés. Marine Bedel rappelle la nécessité d’être attentif à l’accessibilité des documents de communication et s’inquiète du délai de 72 heures annoncé. Silvère Mercier prend note de la question de l’accessibilité et explique qu’il est possible de négocier des délais si du temps supplémentaire est nécessaire pour une meilleure réponse. Il fait remarquer que les questionnaires d’évaluation ne font état d’aucun retour négatif sur les respects des délais et ajoute que la phase expérimentale va permettre de tester et que l’on fera évoluer le dispositif si nécessaire.
Le système permet de localiser les livres à la bibliothèque ou non, au choix.
Le lancement officiel est prévu en mars au salon du livre de Paris. Yoann Bourion demande si la mise en œuvre dans les bibliothèques peut s’étaler dans le temps. En réponse : ce sont des volontaires qui assurent la phase expérimentale puis il y aura une montée en puissance qui permet d’adapter son calendrier.
En termes d’organisation du travail, il semble normal de considérer cette mission comme du service public et de répartir le travail sur l’équipe. En moyenne, on estime que 7 répondants fiction par établissement sont nécessaires pour assurer le service.
Le support de présentation est aussi disponible en annexe à ce compte rendu (colonne de droite de la page).

 
Aides aux bibliothèques : Stéphanie Meissonnier

S. Meissonnier présente le dispositif « aide aux publics empêchés/éloignés », nouveau dispositif mis en place suite à la réforme des aides du CNL (2015). Cette aide s’inscrit dans une logique de projets et non plus dans celle d’acquisition de fonds. La définition des publics bénéficiaires est assez claire à l’exception de celle des publics « éloignés », qui est un peu large et qui concerne essentiellement l’éloignement géographique, plutôt que social ou culturel (pour ne pas être sur le champ de la politique de la ville). Cette aide finance de 30 à 70 % du projet, son montant minimum est de 500 euros, , le maximum 50 000 euros. Les dépenses éligibles sont les collections, l’achat de matériel de lecture, des actions d’animation, de médiation et de formation (hôpitaux, prisons). Le travail en réseau est pris en compte pour le calcul du niveau de soutien. Cette aide s’articule avec celles de la DRAC. Le bilan de la première année est : 110 demandes, 650 000 d’aide versées.
Tout le fond n’a pas été dépensé, il y a une marge de manœuvre, il faut déposer des dossiers !

 
Refonte de l’organigramme du réseau des bibliothèques de Bordeaux : Yoann Bourion

Un changement d’organisation au sein des bibliothèques de Bordeaux est en cours de finalisation. Pour mémoire, c’est un réseau de 10 bibliothèques, 1 bibliobus, 230 agents. L’organigramme, jamais refondu depuis 15 ans, reflétait le poids du fonds patrimoine (800 000 docs patrimoniaux) et devenait inadapté. Les changements d’usages en particulier la forte fréquentation étudiante, ont rendu une évolution nécessaire pour que les projets puissent continuer à avancer.
Méthodologie : 18 mois de préparation avec un accompagnement RH (les RH sont passés à la Métropole dans le même temps, ce qui a compliqué le processus) mais sinon tout a été fait en interne. Le projet a abouti et aujourd’hui, la bibliothèque en est à la phase de mobilité interne.
L’enjeu de ce changement d’organigramme : faire réseau (éviter le cloisonnement), accroître les fonctions support (pas assez d’agents actuellement). C’est également un projet de management qui est passé par une consultation des agents sur le diagnostic (par groupe de 10 personnes mixant les lieux de travail pour favoriser les échanges) ; 20 groupes pilotés par Yoann Bourion. Il n’y avait pas de chef de service dans ces groupes suivant le vœu des équipes pour faciliter la liberté de parole. Dans un deuxième temps, il y a eu des groupes avec les chefs de service.
Le déroulement du projet a connu une pause au moment de la rédaction du projet culturel et scientifique de la bibliothèque, à l’automne 2015, afin d’ancrer la refonte de l’organigramme dans ce projet ; La construction s’est faite progressivement au long de l’année 2016.
Difficultés et étapes : expliquer les phases participatives et celles qui ne le sont pas, toujours communiquer même quand peu de résultats à transmettre, organiser des points réguliers avec les organisations syndicales, validation finale en CT (novembre 2016).
Actuellement, phase de démarche participative pour la mise à jour de l’ensemble des fiches de poste. Après la refonte de l’organigramme, il y aura une réflexion sur l’organisation du temps de travail. En effet, il est prévu une révision des horaires d’ouverture (promesse politique d’ouverture le dimanche). Il y a une réflexion à mener sur la pertinence de l’harmonisation selon les quartiers.
La question du régime indemnitaire s’est posée car les fonctions transversales ne sont pas reconnues, - la NBI est liée au management. Il y a un travail de dentelle sur le régime indemnitaire, les niveaux de responsabilité, les catégories d’emploi, à mener.
Il y a eu également une mise à jour de la terminologie de l’organigramme (service/centre par ex) en lien avec la Métropole. Concrètement, certains postes ont été gelés pour pouvoir recruter à l’extérieur au bon moment mais finalement, c’est un organigramme à effectif constant.
Procédure de mobilité : Direction/chefs de service (40 agents, mobilité obligatoire) pas de refonte de l’organigramme dans les petites bibliothèques de quartier (possibilité de postuler sur son propre poste).
Le nouvel organigramme permet de valoriser l’institutionnel (et pas seulement l’évènementiel)  et les fonctions de management transversal (chargé de développement social/ chargé de l’offre ludique, par exemple) : l’Espace Diderot, dédié au handicap devient transversal et un poste transversal de chargé de la politique documentaire est créé.
L’organigramme repose sur une organisation en territoires : Il n’y a que 4 ou 5 bibliothèques dans un territoire ; Mériadeck n’est plus « la bibliothèque centrale », c’est un territoire (d’autres bibliothèques s’y ajouteront) au même titre que les autres.
Les nouvelles fonctions transverses arrivent sur des missions à construire pour éviter une dichotomie entre les fonctions transversales et celles qui ne le sont pas. Un vademecum de la mobilité a été écrit pour accompagner cette phase.
 
Les membres du conseil de coopération peuvent retrouver le support de présentation, le vademecum et le projet scientifique et culturel sur le drive dédié.
 

Etude SLL/Bpi sur la fréquentation des bibliothèques dans les quartiers Politique de la ville : Christophe Evans 

Pour simplifier et unifier l’action publique, on a défini des « quartiers prioritaires » en fonction du niveau de revenu : il s’agit de quartiers à forte densité de population, avec un taux de population jeune, déscolarisée ou ayant des problèmes scolaires ou de langue (illettrisme) important. On trouve dans es quartiers plus de femmes  illettrées que d’homme, ce qui n’est pas le cas à l’échelle du territoire, et beaucoup de problématiques liées à la notion du vivre ensemble se retrouvent dans ces quartiers. Il y a 1300 quartiers en France Métropolitaine, une personne sur dix y vit.
Le programme de recherche annuel du service du livre et de la Bpi, défini en collaboration avec le service du livre et de la lecture a prévu une étude sur la fréquentation des bibliothèques dans ces quartiers. L’objectif est d’interroger l’offre des bibliothèques, la réaction des publics et la question des effets de cette offre (impacts sur la population).
Cette étude s’appuie sur le rapport de l’inspection générale des bibliothèques (IGB) sur le réseau de bibliothèques en France : 55% des communes sont dépourvues d’équipements en propre. Le rapport pointe la question des quartiers prioritaires : 90% des quartiers prioritaires sont situés dans une commune à proximité d’une bibliothèque mais dont l’accès pas forcément facile. L’IGB a préconisé la réalisation d’enquêtes plus précises  quantitativement et plus qualitatives. L’étude programmée en 2017 implique le commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) ainsi qu’un rapprochement entre l’observatoire de la lecture publique (OLP) et la politique de la ville.
Méthode : observation de 5 sites qui seront choisis par le comité de pilotage de l’enquête.
Calendrier : marché notifié avant la fin décembre 2016, livraison de la synthèse en septembre 2017. Le travail de terrain débutera en janvier 2017 et un rapport  d’étape sera prêt pour le congrès ABF.
 

Autres actualités liées au service Etudes et recherche :

Publications de l’enquête sur les grands lecteurs
Enquête READ
Analyse des logs de l’expérimentation de l’accès à Internet sans réservation à la Bpi (2016) en cours
Enquête 2015 sur ce que produisent les bibliothèques publiques sur les réseaux sociaux  sera publiée en cours 2017 
 

 
Etude d’impact des bibliothèques auprès des publics, Val d’Oise : Claire Gaudois

Historique : au congrès de l’IFLA 2014 la présentation d’une étude d’impact des bibliothèques faite en Espagne et de son retentissement important auprès des politiques (maintien voire augmentation des budgets) a initié ce projet expérimental dans le Val d’Oise, prémices d’une étude au niveau national.
L’étude a été conduite par la BDVO, avec le renfort d’une stagiaire (MASTER) dédiée à cette étude.
Le comité de pilotage (composé d’élus du Conseil départemental, de la DRAC Ile-de-France, de représentants des services départementaux (Culture, Education, Services sociaux…), de la Bpi, de l’ABF,) a fixé 4 axes d’évaluation : social, économique, éducatif et culturel
Un échantillon représentatif de 13 bibliothèques (sur les 128 du Val d’Oise, département hétérogène  en termes d’équipements) a été retenu. Un questionnaire a été diffusé auprès des bibliothécaires (état des lieux, actions, partenariats) puis les bibliothèques ont distribué un autre questionnaire à leurs usagers. Le taux de réponse des usagers (900 réponses) a été important.
Les résultats soulignent que les bibliothèques sont source de revenus indirects (prétexte à achat, les fournisseurs sont issus du territoire). Sur la question du  lien social, les bibliothèques sont une réussite en termes de rencontres, et sont qualifiées comme « un lieu bénéfique »par les citoyens. Sur le plan culturel, il ressort que les usagers des bibliothèques le sont également d’autres lieux culturels (théâtre, cinéma).
D’un point de vu éducatif, on note un impact sur le parcours scolaire mais peu dans l’apprentissage de l’informatique.
L’intérêt de cette étude expérimentale repose sur la réflexion collégiale qu’elle a mis en place mais également sur les indications de pistes à creuser.
C’est un outil de valorisation des bibliothèques auprès des décideurs.
On peut voir sur le site de la bibliothèque départementale du Val d’Oise les films de communication qui ont été réalisés dans la foulée de cette étude.

Le support de présentation est disponible en annexe à ce compte rendu (colonne de droite du site).
 

 
Enquête nationale sur l’impact des bibliothèques, menée par l’ Abf : Chantal Ferreux

Travail de l’ABF sur le sujet :

Prochain numéro de « Bibliothèques » aura pour sujet l’advocacy
Plaquette relative à la mise en réseau des bibliothèques, à utiliser auprès des élus.

L’enquête nationale:

Elle est pilotée par l’Abf ; le comité de pilotage, conduit par Anne Verneuil, comprend des membres de la commission advocacy de l’Abf, une représentante de la commission AFNOR sur les mesures d’impact, et deux représentants de la Bpi (A. Dourlent et C. Evans).
Le budget affecté (financement Direction générale des médias et des industries culturelles –DGMIC) n’est pas encore totalement connu et aura un impact sur le périmètre retenu ; Cependant, celui-ci retiendra, au minimum la valeur sociale et la valeur économique des bibliothèques. Un travail de benchmarking sur les études existantes et sur les indicateurs pertinents est en cours.
Calendrier : le marché devrait être en ligne au début de 2017 pour des résultats livrables en 2018 ; ensuite il y aura une campagne de communication sur les résultats.
L’étude s’appuiera sur le livre blanc sur les mesures d’impact des bibliothèques publié par la commission AFNOR en charge du sujet ainsi que sur un cabinet d’étude pour les calculs, notamment économiques.
 

Points divers

Question de Jean-Claude Utard sur la demande de rétribution des auteurs pour les textes lus en bibliothèques.
La Société Civile des Editeurs de Langue Française(SCELF) a été missionnée par la société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) pour faire payer des droits sur les lectures en public. L’ABF a rencontré ses représentants, et a pris position contre la mise en place de ces droits. Le ministère ne souhaite pas non plus que cette mesure soit étendue aux bibliothèques.
 
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