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40e édition du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou

À quelques jours de l'ouverture du festival, nous avons demandé à sa nouvelle directrice artistique, Andréa Picard, de nous dire quelques mots sur la programmation de cette année.

Le festival fête ses 40 ans, est-ce que la programmation a été pensée différemment cette année ?

Notre approche fut double : nous avons voulu porter un regard sur le passé, et en même temps sur l’avenir. Le festival jouit d’un grand prestige du fait de ses origines et des grandes rétro-spectives historiques ou régionales qui y ont été présentées, mais aussi du fait de son ouverture à la découverte de nouveaux talents et de son attachement à présenter des formes de docu-mentaires innovantes. Nous avons voulu mettre en valeur ces deux aspects, souligner le fait que le festival a toujours été un lieu de rencontre pour les documentaristes, tout en ayant la souplesse et l’audace d’exprimer la diversité de la création contemporaine. Nous restons fidèles à cette attitude cette année, depuis la sélection de courts métrages jusqu’à l’exposition présentée au Forum -1 du Centre Pompidou. Par ailleurs, s’il est important de marquer les dates anniversaires, je pense qu’il ne faut jamais tomber dans la nostalgie. Des œuvres très stimulantes ne cessent de voir le jour et le festival doit aussi se faire le reflet de l’air du temps, garder l’œil ouvert sur l’évolution des tendances cinématographiques.

Est-ce qu’il y aura des particularités cette année pour ce 40e anniversaire ?

La programmatrice Nicole Brenez, qui travaille avec le festival depuis longtemps, et le cinéaste Nicolas Klotz ont conçu un grand événement à l’occasion du 40e anniversaire du festival : ils ont demandé à des réalisateurs de choisir un film issu de l’histoire du festival et important à leurs yeux, puis de venir le présenter pendant le festival. Cette programmation entre en réso-nance avec le livre que nous publions, intituléQu’est-ce que le réel ?, où plus de quarante cinéastes et critiques répondent à la question-titre. Il en résulte une méditation ample et surpre-nante sur le sens de la notion de réel, sur la façon dont on peut le percevoir, le rencontrer et s’y confronter, à travers le cinéma ou par d’autres moyens. Nous avons aussi commandé la réalisation de la bande-annonce du festival à Eduardo Williams, jeune cinéaste de talent dont les films ont souvent été comparés à ceux de Jean Rouch, malgré leurs accents argentins !

Merci à Andréa Picard et Olivia Cooper-Hadjian pour leur disponibilité 

bravo et merci.

jacqueschirac : 26/03/2018 14:06
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