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Des tweets et des likes en bibliothèque

Étude  en partenariat avec le Service du livre et de la lecture du Ministère de la culture et de la communication, menée par Marie-Françoise Audouard, Mathilde Rimaud, Louis Wiart
Préface de Dominique Boullier

 

Être sur les réseaux sociaux, pour une institution culturelle, ce serait être là où se trouvent les usagers... Si, depuis une dizaine d’années, les bibliothèques investissent le web social, comment qualifier au juste leur « présence » ? Pour le savoir, faut-il se tourner vers les métriques quantitatives que mettent à disposition les plateformes sociales ? Faut-il s’attacher aux stratégies numériques que mettent en place les bibliothécaires ? Faut-il enquêter auprès des publics ? Des internautes ? Des inscrits ? Sans doute ces trois approches méritaient-elles d’être explorées tant les contraintes se révèlent nombreuses : l’évolution en continu des plateformes sociales rend délicate la seule évaluation quantitative ; les ancrages territoriaux des établissements pèsent d’une autre manière sur les initiatives entreprises auprès des internautes ; la simplicité du Like, en même temps qu’elle banalise les signes de complicité, est surinvestie par ceux qui se connaissent et s’apprécient déjà.

Sur la base d’un corpus de quatre établissements de lecture publique actifs sur les réseaux sociaux (réseaux de Brest et de Metz, médiathèque de Quimperlé et de Louise-Michel à Paris), l’étude Des tweets et des likes en bibliothèque, issue d’une enquête (notamment à base d’entretiens) menée en 2016, propose un bilan en trois volets : les réseaux sociaux numériques permettent aux bibliothèques d’établir une communication moins institutionnelle mais toujours descendante avec leurs publics ; ils instituent des modes de travail plus autonomes et moins hiérarchiques ; ils révèlent une communauté d’usagers très concernés par leur bibliothèque, qu’ils entendent défendre et protéger. Par leur investissement, ces usagers convaincus rappellent les « ambassadeurs de marque », tels qu’ils existent dans certains secteurs marchands : ils sont « là », par eux-mêmes, sans avoir besoin d’être sollicités, séduits ou investis d’une quelconque mission par les établissements qu’ils décident de suivre.

Liens
  • Pour accéder à l'étude Des tweets et des likes en bibliothèque, cliquez ici

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  • Présentation et débat en ligne : ​Captation audio de la rencontre du 31 mai 2018 autour du livre, à la fondation Gulbenkian avec Isabelle Degrange, Marie-Paule Doncque, Christophe Evans, Benjamin Guichard, Geneviève de Maupeou, Cécile Touitou et Louis Wiart. Captation audio de la rencontre du 8 mars 2018 autour du livre à la bibliothèque Buffon avec Marie-Françoise Audouard, Romain Gaillard, Nathalie Nosny, Julien Prost, Mathilde Rimault et Claire Sainton. 

  • Echange avec Mathilde Rimaud sur le blog Let It Bib.

 
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